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Extrait du magazine CRED Nouvelle Aquitaine numéro 2
Téléchargez le cred-magazine-avril-mai-2017 

Bonjour ton état civil s’il te plait :

Cedric Delaumenie, 43 ans, je suis originaire de Limoges, papa de Louise 6 ans… et demi, de Camille 3 ans, et compagnon de Nathalie institutrice rouennaise. Nous vivons à Compreignac, « à la campagne ».

Ton parcours :

Je vais tenter de résumer tellement je suis atypique et mon parcours sinueux. J’ai vécu à la ZUP de Laurence à Limoges 18 ans, avec mes parents et ma sœur. Des grands parents agriculteurs d’un côté et un grand père Forgeron de l’autre. J’ai passé un bac. F3 au lycée Turgot. J’ai commencé à travailler en restauration à Royan. Ensuite, je suis monté à Paris comme on dit chez nous. J’ai très vite intégré le Groupe de restauration « Les Frères Blancs », des patrons hors norme, Pierre et Jacques Blanc et Pascal Péronne mon premier directeur. Dans le groupe j’ai gravi les échelons un à un très vite jusqu’à responsable. J’ai fait mon service militaire dans les commandos de l’air au C.A. 20 de Villacoublay et une expérience très forte de 6 mois en Guyane. En 2002 j’ai passé un DUT gestion des entreprises et administrations option ressources humaines à Paris XIII. Je me croyais alors armé et compétent. J’ai ouvert un bar en 2002 à Rouen. Ça a été un échec après 18 mois, avec des conséquences très dures. Après un passage à vide, j’ai intégré Century 21 entreprise et commerce en 2004, une très bonne école de formation commerciale et juridique. Fin 2006, j’ai commencé des activités de consultant formateur. Avec une vingtaine d’entrepreneurs, nous avons créé le club business 76 à Rouen, un des tout premiers club à vocation business en France, qui fête officiellement ses 10 ans en 2017, j’en garde de nombreuses amitiés, un super souvenir et la reconnaissance de l’entrepreneur de l’année 2011 qu’ils m’ont donnés. J’ai été recruté par François Vrinat et Bruno De Luca, Olivier Giard schmit qui étaient chez Impétus Consulting, filiale du groupe OMNICOM, et qui ont créés le cabinet INVALIO en 2011. Première mission pour Citroën, puis d’autres avec eux ou en indépendant pour d’autres. J’ai gagné plusieurs récompenses comme consultant. J’ai beaucoup appris à côtoyer des pointures et des grandes entreprises, C’est 10 ans de gagné. On ne te demande pas tes diplômes, on te demande de faire. Les diplômes tu les passes après les résultats, c’est factuel. En 2011 nous sommes revenus à ma source, celle du Limousin, suite à la naissance de notre première fille. Avec un nouvel objectif, mettre à profit ce que j’ai pu apprendre auprès des entrepreneurs mais aussi des demandeurs d’emploi et des créateurs d’entreprise. J’ai collaboré avec plusieurs sociétés sur des marchés publics. Le Limousin c’est aussi la volonté de m’investir comme citoyen autour de moi, dans mon territoire, dans le collectif.

Qui sont tes clients ?

Je travaille beaucoup en cotraitance avec mes partenaires et je ne galvaude pas le terme. Des grands groupes souvent, mais aussi des TPE et PME. Au final quel que soit la taille de l’entreprise des hommes ou des femmes qui ont des problématiques au sein de leur entreprise, soit en management d’équipe, soit en gestion de projet, soit en développement de réseau commercial et de ventes. De plus en plus de porteurs de projet. Quelques restaurateurs aussi grâce à la persuasion de Nathalie Flacassier. Mes clients n’ont pas de profil type mais souvent nous partageons une vision commune du management à dimension humaine, de la remise en cause, et de la relation client, qui est le premier objectif d’une entreprise puisque c’est le chiffre d’affaire. Ah et j’oubliais il y a les non clients aussi parce que transmettre n’est pas forcement synonyme de facture.

La recette du succès :

Là je suis mal placé. Je parle plus de performance que de succès. J’ai appris une chose, le succès est éphémère. La performance c’est renouveler les succès. On apprend aussi beaucoup plus des échecs que des réussites. Si je devais donner quelques conseils, je dirais il faut être prudent. Mais aussi tenter, persévérer, avoir des convictions, sans s’entêter.  Ne pas s’isoler, un entrepreneur doit avoir une dimension sociale forte, en s’entourant des bonnes personnes, en fuyant les personnes qui se rendent indispensables qui manipulent. Un bon conseil transmet ses compétences pour donner de l’autonomie à ses clients. Apprendre les bases de l’analyse audit, se remettre en question de manière pertinente, en répondant honnêtement, sans se cacher derrière des excuses faciles. Utiliser le QQQOCQP et le STVRTVIFTRTF. Se former, s’informer, être curieux, observateur, surtout dans un monde ou tout va de plus en plus vite, pensez à page99 de Fred Duplessy par exemple. Bien estimer ses besoins en fonds de roulement au démarrage, veiller à sa trésorerie ça c’est le B à Ba, mais pas toujours maitrisé malheureusement. Ensuite il faut se donner les moyens. On n’a rien à gérer si on a pas de chiffre d’affaire. C’est le premier objectif que doit avoir une entreprise, une réelle stratégie commerciale atteignable et une grande qualité de relation client. Je garde ça de la restauration surement, le client est l’élément indispensable du business. Le second élément indispensable c’est un management d’équipe bienveillant et motivant. Sans les hommes ou les femmes qui la compose l’entreprise n’est rien. Le reste n’est qu’outil. La relation client ce n’est pas un logiciel CRM ou les réseaux sociaux. Et enfin, presque le plus important, se manager soi-même, prendre soin de soi, de ses proches, de son environnement, ne pas se prendre au sérieux, prendre du plaisir…

Un mot sur tes activités actuelles :

Des audits et de la gestion de projets, des formations et conférences innovantes. Dernièrement je suis reparti de zéro. Une grosse mission d’animation de réseau de vente qui va démarrer. Le CRED Nouvelle Aquitaine ça c’est un beau projet qui prend forme et qui je l’espère va performer. L’associatif, la citoyenneté, la transmission ce sont des activités. Je continue d’apprendre c’est ça mes activités et comme je pars de loin…  Souhaitez-moi plein de belles rencontres. On apprend beaucoup des autres et avec les autres. Et petit à petit je me tourne vers d’autres projets personnels, je vais ouvrir de nouvelles voies. Une autre reconversion…

(Interview par mail)

Un peu plus sur …

 Cédric est un Homme de challenges et d’engagements. C’est un personnage « bien trempé », forgé. Il garde un côté « sale gosse », un humour ironique, voir cynique parfois. Surement le moyen de se rappeler que « tout est éphémère ». C’est un autodidacte, un curieux, un râleur, un angoissé, aux doutes permanents. Il a su développer ses talents et toujours tirer profit de ses rencontres, des échanges, des formations, et des expériences bonnes ou mauvaises. D’un naturel confiant en la nature humaine, il aime conseiller, apporter son soutien, il aime, « les vrais gens » comme il dit. Mais attention c’est aussi un meneur d’hommes, son expérience auprès de diverses entreprises ou institutions, et sa sincère éloquence font de lui un consultant reconnu auprès de très grands groupes, mais pas seulement. Vous le verrez rarement devant, « aider les autres, c’est ça mon job », souvent jouer le naïf, et s’en sortir par une pirouette. Mettez-le dans une salle et la transformation est immédiate. Il sait apporter à ses clients l’énergie dont chaque entreprise a besoin pour faire évoluer ses équipes vers les objectifs fixés et, là les convictions humaines apparaissent, les messages sont permanents chez lui. Faites-le parler, il ne s’arrête plus. Il aime l’économie, les prospectivistes, l’innovation quitte à déranger, provoquer. Il veut percevoir le monde de demain, de nos enfants, « Un entrepreneur doit se projeter pour anticiper » et, souvent il voit juste. Cédric était déjà précurseur en termes d’échanges entre entreprises, lors de la création, du club business 76 sur ROUEN et qui le reconnait encore comme Président d’honneur, pour sa forte implication, ses actions, sa sympathie. Le CRED, il a refusé durant 5 ans avant de nous dire oui., « s’engager c’est faire les choses bien, si possible ». Son pragmatisme, son énergie et son implication, permettront sans nul doute, de concilier l’ensemble des esprits, afin que le navire CRED vogue « bien loin ».